/e/os : retour d’expérience (partie 1)

écosystème /e/os

Cela fait maintenant des années que je râle sur Google, leur omniprésence et l’obligation de toujours revenir à leurs services. Donc d’année en année, j’essaie avec plus ou moins de réussite de passer sur la concurrence. Pour les mails je suis passé de gmail à fastmail (je vous ferais un article un jour promis), pour le moteur de recherche j’essaie régulièrement de passer sur Qwant ou Duckduckgo, mais pour Android à part Apple que je n’aime pas beaucoup plus, je ne trouvais pas. J’ai donc été hyper enthousiaste quand j’ai découvert /e/os. Pourquoi ? C’est ce que je vais vous expliquer dans ce retour d’expérience.

Tout d’abord qu’est ce que /e/os ?

Je considère que /e/os est un écosystème. Si vous souhaitez juste un OS alternatif à Android dirigez-vous sur lineageOS ou grapheneOS. /e/os a pour ambition de remplacer l’écosystème mobile d’Android et pas uniquement l’OS.

C-à-d que /e/os fournit en plus d’un OS :

  • Un service de mail
  • Un service de calendrier dans le cloud
  • Un service de notes dans le cloud
  • Un service de contact dans le cloud
  • Un app store
  • Une synchronisation des fichiers et images dans le cloud
  • Une alternative aux API google Play
  • Des MAJ OTA

Comment une société dont personne n’a entendu parler à pu faire tout ça ?

Parce qu’ils n’ont rien développé. Ils ont pris pour chacun des services une alternative open-source à Google qu’ils ont jugé la plus adapté et l’ont implémentée.

Pour les services dans le cloud, ils ont donc implémenté un serveur NextCloud. Pour l’OS, lineageOS. Pour les API Google play, microG, et pour l’app store ils ont créé le leur.

L’app store est d’ailleurs pour moi le point faible de /e/OS à l’heure actuelle. La source des données étant assez flou à leur actuel (cleanAPK que personne ne connait actuellement). Je pense que le problème de cleanAPK est qu’in fine les applications viennent du google store, ce qui n’est clairement pas « légal » du point de vue de google, donc Gael Duval évite de communiquer dessus.

Mais du coup si tous les produits sont opensource, qu’est ce qu’ils apportent ? Pourquoi ne pas le faire nous-même ?

Rien.

Rien ne t’empêche de monter un lineageOS, un grapheneOS, d’installer microG, de monter un nextcloud (ce que j’ai fait d’ailleurs), de passer que par aurora Store ou F-Droid.

Et à vrai dire, si tu as le niveau technique (ce que tu as probablement si tu es là aujourd’hui) et le temps, vas-y. Mais ça prends du temps, beaucoup de temps. Ce temps que j’avais quand j’étais étudiant, mais qu’aujourd’hui je ne souhaite plus dépenser à suivre tout ça.

L’avantage d’/e/OS est qu’ils fournissent un écosystème clef en main, gratuitement ou pour pas grand chose, orienté vie privée.

Pourquoi ce nom barbare d’/e/os ?

A la base le projet s’appelait eelo mais suite à des problèmes de droit ils ont du changer temporairement pour /e/os le temps de retrouver un nom par encore utilisé. Ce nom n’est donc pas le nom définitif de l’OS. D’ici à la fin de l’année et la fin de la bêta, le projet devrait avoir son nom définitif.

Bêta ? C’est pas dangereux de tout migrer vers une bêta ?

Personnellement j’ai monté mon propre serveur nextcloud pour la synchro des fichiers et garder fastmail comme serveur mail donc clairement je n’ai pas mis tous mes œufs dans le même panier.

Toutefois pour une bêta le projet est très stable et je l’utilise sur mon téléphone. L’OS est stable (on parle d’AOSP à la base donc Android sans les outils Google), les applications aussi.

J’ai toutefois quelque problèmes de freeze à la réouverture de certaines applications et des crashs à la réouverture de mon appli bancaire mais rien de réellement bloquant. Si vous souhaitez un OS sans aucun bug, passez votre chemin.

Et qui est derrière ce projet ?

Derrière ce projet on a Gaël Duval, bien connu dans le monde du libre pour avoir sorti Mandrake. Personnellement je n’en avais jamais entendu parler avant. Apparemment il n’est pas forcément apprécié par tout le monde, mais bon après 20 ans dans le milieu je suppose que tout le monde à ses détracteurs.

Voilà pour une première partie, qui permet d’expliquer le projet. Je vous fait rapidement un deuxième partie plus technique. Vous pourrez la trouver ici.

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